Wibbly wobbly

2011-06-22

« WHAT THE HECK IS A HUFFLEPUFF GENDERQUEER ? (référence obscure à AVPM.)

Salut. Jusqu’ici on a vu qu’il y avait deux genres, qu’ils ne correspondaient pas toujours au sexe et qu’on peut justement modifier son sexe pour que les deux soient en accord.

J’ajouterai qu’il y a 1000 façons d’exprimer le genre auquel on s’identifie.

« Je ne ‘ressemble’ pas à un garçon. Je suis une fille. Voilà à quoi ressemble une fille. »

« Je suis un homme. C’est moi qui décide et non la société. »

« Ni ‘monsieur’, ni ‘madame’. »

Et maintenant, tadam ! News flash : IL N’Y A PAS QUE DES HOMMES ET DES FEMMES.

Les gens pensent que le genre est binaire, c’est-à-dire quelque chose qui ne se décline qu’en deux sortes. En fait, c’est plus une sorte de… wibbly, wobbly, timey-wimey… truc. (mes excuses pour la référence de Whovian.)

Pardonnez-moi, mais je vais me prendre comme exemple, cette fois. Voyez cette roue ? Je n’en suis pas l’auteur, mais je dirais que je me situe dans cette couleur : [vert clair]. [M veut dire masculin, P veut dire pangender (tous les genres à la fois en gros), F veut dire féminin, A, agenre, et O, other (autre).]

Alors les gens me disent :

« Bon ben tu es FtM, alors, fais-toi à l’idée ! » (non.), « Mais t’es pas obligée d’être féminine pour être une fille, y’a plein de façons d’être une femme ! » (je sais, merci.),

« En fait, ça veut dire quoi, s’identifier à un genre, comment ça se fait que certaines personnes se considèrent agenre, bigenre, … ? » (ça c’est une bonne question, comparée aux deux affirmations précédentes.)

Bien sûr, la réponse n’est pas évidente. Je peux comprendre que ça paraisse complètement abstrait et fantaisiste.

Pour moi, être ‘vert clair’, c’est détester être appelé ‘mademoiselle’ mais rire quand on m’appelle ‘jeune homme’. C’est aimer le fait que les gens se posent des questions, c’est apprécier sortir des boîtes et échapper aux étiquettes. C’est une question de sensation, c’est indescriptible. C’est choisir l’ambiguïté tout en étant clair avec soi-même.

Bon heu, je ne sais pas trop comment terminer cet article, donc… des questions ?

Bonjour les gens, c’est de nouveau moi. Le concept de la transidentité (donc ne pas se considérer « homme » ou « femme », ce que font la plupart des trans’, hein, je tiens à le préciser) est assez difficile à expliquer, pour être honnête ;; J’ai trouvé la roue sur le tumblr Genderqueer, mais elle appartient à cette personne (le texte qui va avec est assez intéressant). J’aime moyennement le principe de dire « bon, moi je suis ça, je m’identifie en tant que ça, et ça ne changera jamais », on va dire qu’en règle générale, oui, je suis entre vert clair et bleu clair :’D

Pour les références obscures, ici (0:15, j’ai ri.) et .

Sinon. Merci BEAUCOUP pour l’accueil que vous tous (ouais vous qui lisez là) avez fait à ce blog, ça me fait vraiment plaisir que ça intéresse les gens et tout. Euh, voilà. C’était la minute émotion.

Lire l'article entierCommentaires { 6 }

F*cking magnets

2011-06-21

Le texte, vu que mon écriture est illisible (pour les prochains articles j’écrirai sûrement à l’ordi en fait) :

« Être trans », ça veut dire quoi ?

(tout le monde a sa propre définition, considérez cet article comme non-exhaustif !)

Le terme « trans » couvre une quantité considérable d’autres termes : transgenre, pangender, transféminine, androgyne, two-spirit, transexuel-le, transmasculin, drag king, drag queen, FtM, MtF, queer, travesti, neutre, bigenre, agenre, etc.

Cela dit, tout cela, c’est que des étiquettes. Les humains ne sont pas des produits de supermarché, et bien que ces termes peuvent être rassurants pour certains, je préfère m’en passer, personnellement.

Une personne transgenre est une personne dont l’intérieur n’est pas conforme à l’extérieur, et modifie (la plupart du temps) son corps pour sortir de cette situation désagréable. D’un point de bue binaire, on trouve donc les FtMs (Female-to-Male, ou Femme-vers-Homme), et les MtFs (Male-to-Female, ou Homme-vers-Femme).

Restreignons-nous à ces deux cas de figure pour le moment. Prenons un exemple. Voici X. Je l’ai dessiné pour la forme, mais il n’existe PAS de transsexuel typique.

X, étant enfant, se sentait inconfortable dans des vêtements féminins et préférait jouer avec des garçons. Avec l’arrivée de sa puberté, il commença à détester son corps. Puis, il apprit que ce sentiment de dégoût pouvait changer. À 17 ans, il commença un suivi psychiatrique. Puis, à 18, un endocrinologue (médecin spécialisé dans les hormones), lui prescrit un traitement à base de testostérone. Enfin, il subit différentes opérations, comprenant reconstruction du torse et des parties génitales.

À 25 ans, il a une carte d’identité à son nom choisi et vit pleinement en tant qu’homme (et je pense qu’il est vachement heureux).

Ce sont toutes les étapes de la transition FtM : Female to Male. Bien sûr, le ressenti change d’une personne à l’autre. La transition MtF : Male to Female, fonctionne de la même façon, excepté qu’une femme transgenre prendra des œstrogènes plutôt que de la testostérone et que la nature des opérations est différente.

C’est un parcours typique composé à l’aide de mes connaissances et des témoignages lus sur différents sites.

Cependant, une partie des personnes trans’ ne peuvent/ne veulent pas transitionner :

A., 16 ans, dont les parents refusent la transition ; B., 27 ans, ne ressent pas le besoin de transitionner.

(Dans cet article, je ferai allusion à la transition uniquement en tant que transition physique.)

Pour « comprendre » les personnes transgenres, il faut avoir en tête ce diagramme :

- L’identité de genre est le genre auquel la personne sent qu’elle appartient : genre féminin, masculin, ou autre.

- Le sexe biologique est déterminé par les chromosomes, les parties génitales, le F ou le M sur votre carte d’identité.

- L’orientation sexuelle désignes les personnes auxquelles vous êtes attiré-e.

Ces trois choses sont distinctes.

Pourquoi « genre » ?

Pourquoi pas ? Ici, ce mot est utilisé en tant que traduction du mot anglais « gender ». En-dehors du contexte LGBT (Lesbiennes, Gays, Bi, Trans), il est peu utilisé dans ce sens-là, ou alors certains utilisant « sexe » et « genre » comme étant la même chose.

- Le sexe : chromosomes, parties génitales, se décline uniquement en F et M.

- Le genre : construction sociale (« On ne naît pas femme, on le devient » S. de Beauvoir), ne correspond pas toujours au sexe, est infini et flexible (selon moi).

Il existe une infinité de « manières » d’être trans’. Ce n’est pas parce que la personne en face de voua « l’air » d’une fille qu’elle se sent fille.

Merci de ne pas « supposer » le genre de quelqu’un.

Ok, voilà le vrai premier article de ce blog. Je suis… pas clair du tout en fait, on va faire comme si en tous cas. Le truc avec le diagramme, c’est que c’est un diagramme de Venn, donc les cercles sont censés se toucher et avoir une partie commune, mais là c’est pas le cas pour montrer que justement, ça n’a rien à voir.

… Je sais c’est pas vraiment plus clair :’D

Le prochain article : « What the heck is a genderqueer ? », accrochez-vous à vos noeuds pap’ les gens.

(et oui j’ai une écriture difficile à lire, je fais de mon mieux hein)

Plus d’infos sur : La transidentité / La transition FtM.

Lire l'article entierCommentaires { 13 }

In the flesh ?

2011-06-20

Lire l'article entierCommentaires { 8 }